Histoire de l’aikido

L’aïkido est un art martial moderne, issu d’écoles anciennes ; il est un art conçu « ni pour combattre, ni pour vaincre, mais pour supprimer la notion d’ennemi ». Il est donc non-compétitif, ce qui ne l’empêche pas d’être physique !

L’histoire de l’aïkido est indissociable de celle de son fondateur, O-Senseï Morihei Ueshiba (1883-1969). Né à Tanabé, c’est un enfant de faible constitution mais très intelligent. Souvent malade, il décide de se forger un corps solide et bientôt, alors qu’il ne dépasse pas 1m60 il pèse 80kg ! A 20ans il s’engage dans l’armée et combat en Mandchourie lors de la guerre Russo-Japonaise.

Puis il part, à la tête d’un petit groupe coloniser Hokkaido, l’île septentrionale du Japon. Il y rencontre Sokaku Takeda, héritier de l’école de Jiu-Jitsu du même nom. Les deux hommes s’apprécient et Morihei, déjà doté de solides bases de jiu-jitsu et de jutte-jutsu, apprend beaucoup.

Il fonde sa propre école, la Ueshiba aiki-jiujitsu, qui deviendra l’aikibudo en 1930. Le fondateur étudie toujours avec un dévouement ascétique d’autres arts martiaux tels que le sabre de l’école Shinkage et l’art de la lance. Ces pratiques se lient à la pratique à main nue et se retrouvent dans l’aïkido moderne.

Lors de la seconde guerre mondiale, le fondateur se retire dans son dojo d’Iwama. Sa renommée s’étend dans tout le Japon et d’autres experts viennent s’instruire auprès de lui, ou lui envoient des élèves uchi-deschi. C’est le cas de Jigoro Kano, fondateur du Judo, qui lui enverra notamment Minoru Mochizuki.

Après la guerre, l‘aïkido du fondateur se fluidifie pour prendre sa forme actuelle, et son nom moderne. C’est le premier art martial qui, au vu de sa nature non-violente, sera ré-autorisée par le gouvernement américain d’occupation.

O-Senseï continuera de développer son art toute sa vie et pratiquera jusqu’à un âge très avancé.

Son fils Kisshomaru prendra sa relève à la fédération mondiale, l’Aikikaï so Hombu de Tokyo. Il promouvra l’aïkido au niveau mondial et enverra des experts sur tout les continents. C’est le cas de Koichi Tohei en Amérique et de Tadachi Abe, suivi de Nobuyoshi Tamura, en France. Ce dernier y réside toujours depuis 1964.

A la tête de la Fédération française d’Aïkido et de Budo, il est le responsable de la Fédération Mondiale pour l’Europe, Shihan 8eme Dan et Directeur Technique National. Le siège de a Fédération se trouve dans un petit village du Var, Bras, ainsi que le Dojo Shumeikan.

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